Danmark 2014

Posters (28/1/2015)

Les posters  sont corrigés et notés ; les notes et commentaires vous ont été envoyés par mail.

Les 3 meilleurs seront tirés en A0 et affichés dans le couloir de géographie pour un an.

Merci à tous pour votre participation à cette formidable aventure, débutée en juillet 2013 et qui trouve son terme ici !

s.e

Clip souvenir « DK14 » (4/10/2014)

Kevin Fefa, étudiant en L3 de géographie en 2013-2014, a réalisé ce petit « clip-souvenir » du voyage d’étude : un bon résumé de l’intensité et de l’ambiance de ce genre de voyage !

https://www.youtube.com/watch?v=hYQmQN4zlOo&feature=youtu.be

Un grand merci à lui.

s.e

Photos du voyage (2/9/2014)

Quelques photos du périple ! Merci à Kamila Bensaadi pour la sélection, les commentaires et la mise en page.

Documents de démographie

DE RETOUR ! (5/6/2014)

Le voyage d’études au Danemark s’est TB passé, malgré la perte d’un genou, d’un cou et de 5×90€ de PV de stationnement…

Des instructions vont bientôt suivre pour vos photos. En attendant (et avant que je les renvoie) un petit souvenir de quelque chose qui vous a beaucoup marqué :

BROBIZZES (et BroKort !)

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J -10h (29/5/2014)

Un dernier point météo pour les trois derniers jours… toujours pas mal, avec un peu de pluie le 3 à Copenhague, mais 23 le lendemain. Songez peut-être à la crème solaire ?

Attention quand même, ça s’est dégradé un peu dimanche pour la rando (mais toujours sans pluie apparemment) et ça me paraît globalement instable (ça change souvent). Mme Lauffenburger nous expliquera cela sur place !

météo 2 juin

Lundi, nous serons dans l’Odsherred (NW de Sjælland)

météo 3 juin

Mardi : Elseneur, au NE de Sjælland et Copenhague.

Météo 4 juin

Mercredi : COPENHAGUE BEACH par 23 degrés !.. et retour en soirée.

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°9 (28/5/2014)

VINLAND SAGA (Manga)

Aujourd’hui, ce n’est pas à proprement parler un élément de culture danoise que je vous propose, mais un manga écrit et dessiné par le mangaka japonais Makoto Yukimura. L’histoire a pour cadre l’Europe du Nord et en particulier l’Angleterre et le Danemark.

vinland saga 1

La couverture du tome 1

Ce manga est un seinen (un manga pour jeune adulte) qui illustre la fascination que les Vikings exercent encore sur le reste du Monde, jusqu’au Japon ! Il raconte l’histoire de Thorfinn, un jeune Viking islandais qui cherche à venger son père. Sur cette trame très simple, se greffe l’histoire du Danemark de Knut II le Grand qui a régné au tout début du XIème siècle (1016-1035). On assiste à sa prise de pouvoir à une époque où les Danois contrôlent l’Angleterre, le Danemark et la Norvège, faisant de la Mer du Nord une sorte de mare nostrum nordique.  La série compte 12 tomes en France, 13 au Japon ; elle n’est pas finie et se conclura certainement, au vu du titre, par la « découverte » de l’Amérique (le Vinland) par les Vikings de Leif Ericson.

Vinland Saga est bien un manga et comporte son lot de pages sanglantes de batailles à l’épée et de corps à corps à la hache, mais il s’inscrit aussi dans un contexte politique et économique passionnant plus ou moins fidèlement retracé… comme le placement de Jelling (la vieille capitale danoise que nous visiterons) au bord de la mer près d’Aahrus, alors qu’elle se trouve à l’intérieur des terres à une trentaine de kilomètres de la mer…

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La couverture du tome 9, autour du défrichement du Jutland

À côte de l’amusante transformation du prince héritier Knut, timide et effacé, en un roi sanguinaire et violent, le destin amène Thorfinn à se retrouver esclave dans la ferme de Ketil dans le Jutland. C’est cette partie qui nous révèle de nombreux éléments de la mise en valeur difficile de cette péninsule à l’origine forestière. De grands seigneurs utilisaient des esclaves surveillés par des mercenaires pour défricher, puis cultiver, leurs domaines. Ces derniers s’organisent autour d’une demeure principale et de petites fermes isolées au milieu des champs, bref pas si loin du paysage actuel !

Voici la dernière page du tome 8 qui montre ce paysage… avec une petite phrase que vous ferez vôtre, je l’espère, à la fin de notre séjour !

Vinland saga

Météo (28/5/2014)

Petit point sur les 3 premiers jours (je mettrai les trois suivants demain). Ca s’annonce pas mal !

Météo 30 mai

Vendredi, nous serons en Scanie et finirons sur Lolland.

météo 31 mai

Samedi, nous irons de Lolland à Møn, puis traverserons Sjælland, le Grand Belt pour arriver à Odense sur Fionie.

météo 1er juin

Dimanche, petite rando et circuit dans le Jutland près de Vejle.

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°8 (26/5/2014)

LE FESTIN DE BABETTE (Film)

Le Festin de Babette est un film de 1987 réalisé par Gabriel Axel, réalisateur danois mort récemment (février 2014). Le film, tiré d’une nouvelle de Karen Blixen, l’écrivain danoise dont la vie a inspiré le fameux film Out of Africa avec Meryl Streep, raconte l’histoire de Babette (jouée par l’ultra-classe Stéphane Audran), une cuisinière française renommée qui fuit la Commune en 1871 et échoue sur la côté ouest du Jutland, face à la Mer du Nord, partie la plus austère du Danemark… La communauté villageoise, où elle est recueillie par les deux (vieilles) filles du pasteur dont elle devient la domestique, est particulièrement rigide et suit scrupuleusement les principes religieux du luthéranisme, non sans hypocrisie.

festin de babette

L’affiche du film

Un jour, après une quinzaine d’années à vivre dans le village, Babette gagne à la loterie et peut donc rentrer en France. Cependant, avant de partir, elle décide d’offrir un banquet somptueux, dans la plus pure tradition culinaire française, aux habitants du village, ce qui va évidemment transformer cette petite société austère.

La bande annonce http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19416154&cfilm=89485.html

La bande annonce, vieillotte et en VO non sous-titrée, est en plus très longue pour une bande-annonce ; elle semble concentrer tout ce que le cinéma scandinave peut faire de pesant (pour ne pas dire plus) : longs plans, acteurs aux poses hiératiques, peu de dialogues, lumière pâle et brumes nordiques… bref, un film du genre de ceux que l’on regarde forcé par un prof au collège ou au lycée, à mille lieux de la production courante des blockbusters hollywoodiens auxquels nous sommes tous habitués.

Pourtant, si on fait l’effort de dépasser cet a priori, le film se révèle totalement envoûtant et jouissif. On est très vite pris dans l’ambiance de ce village et on vit avec les habitants cet éveil au plaisir gustatif, voire au plaisir de la vie en général (quand même bien retranscrit dans la seconde partie de la bande-annonce). La transformation de chacun des invités face à cette abondance d’excellente nourriture est un hymne à la vie et à l’être humain et se révèle, par son message très positif et plein d’espoir, finalement bouleversant ! Le film a d’ailleurs reçu l’Oscar du meilleur film étranger… à Hollywood en 1988.

Une chose est sûre en tout cas : à ne pas regarder si vous avez faim…

J-4 (26/5/2014)

le temps se gâte… adaptez vos bagages en conséquence !

meteo 1er juin

Ca c’est pour la rando… le pire devrait être samedi 31 mai.

Météo à vérifier sur l’excellent site : http://www.wetteronline.de/wetterkarte/daenemark

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°7 (25/5/2014)

ROYAL AFFAIR (Film)

En Kongelig Affære, Royal Affair en français (!) est un film de 2012 qui raconte, sur fond de montée des idées des Lumières, l’histoire de la liaison entre Joachim Struensee, médecin du roi Christian VII de Danemark, et la reine Mathilde dans les années 1760-70.

Le jeune roi est mentalement dérangé, se complaît dans la débauche et doit être suivi par un médecin compétent lors de ces voyages en Europe. On fait appel pour cela à Joachim Struensee, un Allemand habitant à Altona, tout près d’Hambourg, mais dans le Holstein appartenant alors au Danemark. Il gagne la confiance du roi (et son amitié ?) et s’impose peu à peu face aux divers ministres et à la cour. Il finit par accéder au pouvoir… et au lit de la reine, avec des conséquences dramatiques dont je vous parlerai au Kastellet de Copenhague.

Le film est d’une facture assez classique mais, pour un film historique en costumes époque, il n’est jamais ennuyeux. Plus que le Danemark des Temps Modernes en lui-même, il dépeint la montée des idées des Lumières en Europe, portées dans le royaume par J. Struensee, et la difficulté à les faire appliquer une fois au pouvoir. En effet, quand il gouverne et qu’il accorde la liberté de la presse, Struensee est le premier à être critiqué par cette même presse à qui il a accordé la liberté !

Struensee est jouée par l’acteur danois peut-être le plus connu actuellement, Mads Mikkelsen (Pusher, Casino Royale, Le choc des Titans, La Chasse, Michael Kolhaass, etc.) ; mais c’est surtout Mikkel Boe Følsgaard, l’acteur qui joue el roi fou Christian VII, qui livre une prestation extraordinaire, drôle et pathétique à la fois… à tel point qu’on arrive à le prendre en pitié malgré ses extravagances, sa débauche et sa cruauté.

Le film a reçu de multiples prix et voici :

son affiche :

royal affair

sa bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=Ma0q0AE0baQ

et un petit clip à la musique qui n’a rien à voir avec le film, mais qui insiste sur les extravagances de Christian VII, ce qui m’a personnellement le plus marqué ! : http://www.youtube.com/watch?v=RZvt4bLITz8

 

J-7 (23/5/2014)

Un mail important dans vos boîtes mails de l’UL…….. et…. LA METEO (ici le 1er juin, jour de la rando. dans les coins de Vejle… pourvu que ça se maintienne !)

meteo 1 juin

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°6 (21/5/2014)

TRENTEMØLLER – LOST (album)

Trentemøller s’extrait d’une production musicale danoise moins connue que celle de ses voisins scandinaves qui ont fait ou font encore les délices de la pop et du rock de la fin du XXème siècle voire du début du XXIème. La Suède (ABBA, Ace of Base, the Cardigans, Jay-Jay Johanson, Lykke Li), la Norvège (A-ha, Röyksopp), la Finlande (The Rasmus, célèbre pour son titre « In the Shadows », générique de l’émission « On n’est pas couchés » de L. Ruquier sur France 2) ou surtout l’Islande (Björk, Sugarcubes, Sigur Rós, Emilíana Torrini) se distinguent en effet plus dans le domaine musical (en bien ou en mal selon vos goûts !) que le Danemark.

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Trentemøller

Anders Trentemøller est né à Copenhague en 1974. C’est d’abord un DJ et un producteur qui, comme souvent et après de nombreux remixes et quelques EP assez rythmés et dansants, finit par sortir un premier album, « The Last Resort », en 2006, puis un second, « Into The Great Wide Yonder » en 2010, dont est extrait «Shades of Marble », un titre qui figure sur la BO du film de P. Almodovar, La piel que habito. Dans ces deux albums, il impose un son électronique très personnel, avec beaucoup d’influences jazz et des bruitages électroniques minimalistes originaux. Les deux albums sont plus intimistes, plus « planants » que les EP sortis auparavant.

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l’album « Lost » (2013)

Son troisième album « Lost », est sorti en 2013 et s’inscrit dans cette veine intimiste et minimaliste mais introduit plus de plages chantées par rapport aux deux premiers, ce qui le rend plus accessible, d’autant plus que des voix féminines et masculines variées se répondent avec bonheur d’une plage à l’autre. Alternant morceaux instrumentaux parfois très lents (« Morphine », « Hazed ») ou rapides/dynamiques (« Still On Fire », « Trails », qui font penser à du Gesaffelstein), et morceaux chantés plus « classiques » sortis en single (« Never Stop Running », « Candy Tongue » et « Gravity »), l’album, pour moi, se définit le mieux par les adjectifs « envoutant » et « addictif ».

La première chanson, « The dream », particulièrement bouleversante, sera parfaite en accompagnement musical pour traverser la lande de Randbøl le jour de la randonnée.

Une chronique rédigée par un spécialiste (pas comme moi !): http://www.lemauvaiscoton.fr/musique/trentemoller-cet-artiste-touche-par-la-grace-lost-in-my-room/

Quelques extraits ici :

* Les trois singles (donc avec des clips) :

Candy Tongue : http://www.youtube.com/watch?v=HcJCYxyphLc

Gravity : http://www.youtube.com/watch?v=vV3U6j8ZGuw

Never Stop Running : http://www.youtube.com/watch?v=JrDLxVfWEjY

* Deux instrumentaux très opposés :

Still On Fire : http://www.youtube.com/watch?v=liHjofQBAeM

Morphine : http://www.youtube.com/watch?v=pRDOvXzt7OA

Deceive, une de mes préférées avec plein de bruitages électroniques sympas : http://www.youtube.com/watch?v=sB0peKat8FM

Et, bien-sûr, MA préférée, The Dream : http://www.youtube.com/watch?v=mqb_FDNbuug

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°5 (19/5/2014)

LES ENQUÊTES DU DÉPARTEMENT V (Série de romans policiers)

Portée par l’emblématique Millénium du Suédois Stieg Larsson, la vague du roman policier scandinave touche, depuis plus d’une quinzaine d’années, la France et le monde.

Cet engouement s’explique peut-être par le sentiment de proximité que l’on éprouve à lire ces romans, à la différence des productions courantes américaines, au grand spectacle construit  autour de serial killers peu crédibles et bien loin de nos quotidiens européens, ou productions françaises, où la forme et le style l’emportent souvent sur la qualité de l’intrigue.

Les romanciers scandinaves spécialisés dans le roman policier, tout en présentant, sur un rythme plus lent, des affaires tout aussi horribles et glauques que leur homologues américains, inscrivent leurs personnages dans un contexte social minutieusement décrit, très quotidien, proche de nous. Les policiers, souvent d’âge mur, désabusés, empêtrés comme tout le monde dans des problèmes personnels (amours, divorces, enfants ou adolescents difficiles à gérer, etc.) sont toujours un peu cassés par la vie. Tout ceci rend les enquêtes plus crédibles et de nombreuses questions sociales d’actualité en Scandinavie, souvent proche des nôtres, sont traitées à travers les intrigues : immigration et intégration des immigrés, racisme, alcoolisme, magouilles politique, toxicomanie, crise financière, etc.

La Suède est le pays qui produit le plus de romans : avec Stieg Larsson, évidemment, mais aussi Camilla Läckberg, qui suit une équipe d’inspecteur de la région de Göteborg et, surtout, Henning Mankell et son inspecteur Kurt Wallander, en poste à Ystad, en Scanie non-loin de Malmö. Wallander et les autres personnages parcourent la région, se rendent fréquemment à Copenhague au Danemark, notamment pour y prendre l’avion depuis l’aéroport que nous  emprunterons et qui est commun à Copenhague et à Malmö. Le regard désabusé que Wallander porte sur les évolutions de la société suédoise le rend particulièrement attachant.

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Henning Mankell

La Norvège est présente avec Jo Nesbø et son inspecteur Harry Hole (qui quitte parfois le pays pour enquêter à l’étranger), comme l’Islande avec Arnaldur Indriðason avec son inspecteur Erlendur Sveinsson, dont le premier roman de la série, la cité des jarres, a connu un succès mondial. Le Danemark enfin, peut-être le moins productif dans ce domaine, trouve néanmoins le succès avec Jussi Adler-Olsen et ses enquêtes du département V série de 5 titres donc 4 sont traduits en français. Ces romans ont obtenu toute une collection de prix littéraires et le premier a déjà été adapté au cinéma.

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Jussi Adler-Olsen et la couverture de l’édition de poche de Miséricorde, le premier de la série département V

Le département V est, au sein de la police, un sorte de « placard » où Carl Mørck, un inspecteur atypique, (grossier et fort en gueule…), pas très apprécié de sa hiérarchie et de ses collègues, est installé pour résoudre des cold cases, grâce à un budget inattendu obtenu par une magouille politicienne. Il est épaulé par un immigré en cours d’intégration, Assad, un Syrien d’une quarantaine d’années à l’intuition particulièrement fine et qui débloque souvent les enquêtes.

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Assad (Fares Fares) et Carl Mørck (Nikolaj Lie Kaas) dans l’adaptation cinéma de 2013 de Miséricorde (je ne les imaginais pas du tout comme ça !)

Les enquêtes se déroulent dans tout le Danemark et plusieurs régions que nous parcourrons, avec une Copenhague pas toujours très reluisante (prostitution, SDF, quartiers difficiles…), sont décrites dans la série. Mais, plus que les paysages, c’est la société danoise et ses travers qui sont passés au crible de J. Adler-Olsen : la présence d’Assad permet par exemple d’aborder des questions d’intégration des immigrés et sa naïveté face à la société danoise qu’il découvre, nous la fait découvrir avec lui.

Connaître un peu le Danemark renforce encore le plaisir de la lecture car de nombreuses allusions et remarques prennent alors bien plus de saveur (les râleries sur les conséquences de la réforme communale de 2007 par exemple). À lire donc à votre retour, quand vous aurez suivi nos lumineuses explications !

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°4 (16/5/2014)

VOTEMAN (Clip de campagne pour inciter les jeunes à voter aux élections européenens)

Comme chez nous, on vote au Danemark le 25 mai pour élire les représentants au Parlement européen ;

Comme chez nous, les partis anti-UE ont le vent en poupe ;

Comme chez nous, l’abstention risque d’être très élevée ;

DONC, comme chez nous, il y a des campagnes à la télé pour inciter les citoyens à se déplacer, notamment les jeunes… sauf que les clips sont sensiblement différents :

http://www.youtube.com/watch?v=Bpsuq354Sao

Dans ce clip, Voteman est un super-héros transformé suite à une prise de conscience brutale de l’importance de l’UE dans sa vie quotidienne (notamment sur la réglementation de la quantité de cannelle que l’on peut mettre sur les gâteaux danois traditionnels). Le « travail » de ce super-héros est, en compagnie de ses efficaces auxiliaires dauphins, de gentiment inciter les jeunes, peu sensibilisés à ces élections, à aller voter.

Le clip, en anglais sous-titré en danois, soulignant le bilinguisme de la jeunesse danoise, est bien une production officielle. En effet,  le sceau du Folketing (le Parlement danois) que vous avez déjà vu sur l’affiche de Borgen, est visible à la fin du clip. Cependant, le clip a créé une telle polémique au Danemark en raison de la présence de violence et de sexe qu’il a été retiré au lendemain de sa diffusion, bien qu’ « aucun hipster n’ait été maltraité lors de la réalisation de ce film »….

Nul doute, qu’après cela, vous n’oserez pas vous abstenir le 25 mai…

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°3 (14/5/2014)

LARS VON TRIER (réalisateur)

Aujourd’hui, une guest star pour rédiger la rubrique : Noémie, chroniqueuse cinéma dans l’émission « Menu étudiant » sur Fajet (http://fajet.net/), tous les jeudis de 19h30 à 20h.
Merci à elle !

Lars von Trier : le prodige danois du cinéma

LVT

Génie de la caméra ou oiseau de mauvaise augure ? Personnage manichéen ou cinéaste maudit ? Tel sont les paradoxes qu’incarne Lars von Trier dans son cinéma depuis maintenant trente ans. Même si ses films ont entraîné bon nombre de critiques négatives, on ne peut nier sa renommée, acquise grâce à sa capacité à choquer en se démarquant de l’éthique par la noirceur de son âme et à faire réfléchir le spectateur sur sa propre condition. Le Danemark a donc, en Lars Von Trier, son réalisateur star.

Depuis le début de sa carrière, le réalisateur danois n’hésite pas à prendre position dans son œuvre, adoptant régulièrement une attitude provocatrice. Son premier long-métrage, Element of Crime (1984), en est la preuve. Il ouvre en effet une trilogie intitulée « Europe » qui dépeint un héros luttant contre le Mal, montrant directement les convictions de Lars Von Trier ; ce dernier espérait d’ailleurs que le film soit vu comme immoral. Suit une seconde trilogie nommée « Coeur d’or » et qui comprend Breaking the Waves (1996), Les Idiots (1998), Dancer in the Dark (2000). Elle suit les règles d’un mouvement cinématographique, Dogma95, lancé en 1995 par lui-même et son acolyte Thomas Vinterberg, réalisateur danois également. Ce projet commun ressemble fortement à l’avant-gardisme de manière générale grâce à la sobriété esthétique prônée, le style brutal manifesté par un tournage porté à l’épaule ainsi qu’une improvisation des acteurs. Le dernier mouvement du réalisateur danois, développé alors qu’il est tombé dans une profonde dépression, est composé d’Antichrist (2009), Melancholia (2011) et Nymphomaniac vol.1 et vol.2 (2013). Il reflète un univers sombre et complexe. À noter que la plupart de ses films ont reçu de nombreux prix, notamment au Festival de Cannes avec le Grand Prix du Jury et la Palme d’or.

Par ailleurs, Lars Von Trier nous présente un cinéma sombre avec une esthétique glaciale, qui rappelle par certains côtés le fameux design danois : ses derniers films en sont la preuve, symboles de sa dépression qui permet de faire évoluer son œuvre par rapport à ses débuts, incarnant désormais le Pathos (souffrance et passion). Les réalisations de Lars von Trier, bâties avec un souci maniaque du détail en raison de son perfectionnisme, s’inscrivent dans notre siècle comme une fresque mélancolique et sans espoir d’une humanité où l’Homme n’est que cruauté, bêtise et vulgarité. À ne pas regarder quand on est au plus bas ! Mais c’est grâce à cet univers complexe et rempli de références aux Beaux-Arts (Lars Von Trier étant un fervent admirateur de cinéma, de littérature ou encore de peinture) qu’il réussit à envoûter le spectateur, le forçant à réfléchir sur sa propre condition à cause de la noirceur de personnages qui n’arrivent jamais à sortir de leur désespoir.

Aussi connu pour ses propos extrêmes et provocateurs lors du Festival de Cannes 2011 (« je comprends Hitler, j’ai de l’empathie pour lui ») qui ont fait de lui « persona non grata » à ce même festival, Lars Von Trier, personnage à double facette, joue finalement avec ses provocations pour promouvoir ses films. Ce qui est dommage, car ses réalisations sont d’une telle qualité qu’elles n’ont pas besoin de cela. Finalement, cette marginalité de Lars von Trier dans la production cinématographique actuelle n’accentue-t-elle pas la curiosité du spectateur ?

Pour découvrir Lars Von Trier, voici une sélection de quelques vidéos significatives :

https://www.youtube.com/watch?v=2kP-vuOy8cU : l’opening de Melancholia

https://www.youtube.com/watch?v=tJtY8oOBGCM : l’opening d’Antichrist (attention, âmes sensibles s’abstenir)

https://www.youtube.com/watch?v=xiJVyZToWA0 : bande annonce de Les Idiots

https://www.youtube.com/watch?v=JLYzuRIe4V0 : bande annonce de Dancer in the Dark (avec la célèbre chanteuse islandaise Björk ; l’Islande s’étant émancipée du Danemark en 1946)

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°2 (13/5/2014)

FESTEN (FÊTE DE FAMILLE) (film)

Sorti en 1998, Festen (fête de famille) est un film danois (évidemment !) de Tomas Vinterberg qui s’inscrit dans le mouvement cinématographique Dogma95, fondé en 1995 par Thomas Vinterberg et Lars von Trier, célèbre réalisateur danois dont on vous parlera dans un prochain billet.

Festen (fête de famille) raconte l’histoire d’une réunion festive du type « grand repas de famille », organisée pour les 60 ans du patriarche. La fête dérape lorsque le fils ainé révèle devant toute l’assistance qu’il a subi des sévices de la part de son père durant son enfance et que ces sévices sont aussi la raison du suicide de l’une des filles un an avant. On imagine aisément les bouleversements qui s’ensuivent…

Suivant les principes de Dogma95, le film est réalisé caméra vidéo à l’épaule, en décor et lumière naturels, un peu à la façon d’un documentaire, ce qui induit une grande proximité du spectateur avec l’action. En effet, le film a toutes les apparences d’un reportage et se déroule sous les yeux du spectateur comme une tranche de vie surprise par une caméra indiscrète tenue par un cinéaste ignorant des développements de l’action, des motivations et des déplacements des protagonistes.

Outre l’effet coup de poing de cette histoire bouleversante filmé de façon particulièrement originale, Festen (fête de famille) révèle beaucoup de choses de la société danoise. Tout d’abord, l’action se déroule dans une grande propriété typique de la campagne danoise proche de Copenhague. Le film a en effet été tourné au château de Skjoldenæsholm près de Ringsted, en plein centre de Sjælland. Le château, dont la partie principale a été reconstruite en 1766, est l’héritier d’un de ces nombreux châteaux sjællandais typiques de l’aristocratie danoise enrichie par la  prospérité du pays aux Temps Modernes, sur fond de commerce lié à la maîtrise des détroits. Le film révèle également les pesanteurs d’une société danoise, aseptisée en surface et dont le vernis se craquèle (aidé par l’alcool) et révèle non seulement des agissements particulièrement horribles mais aussi l’hypocrisie et le racisme d’une certaine frange de la société

Festen (fête de famille) a reçu le prix du jury au festival de Cannes en 1998.

Voici l’affiche…

Festen-affiche-9121

…et la bande annonce (très réussie à mon sens) est ici : http://www.dailymotion.com/video/x101yh_festen-bande-annonce_news

Documents de démographie (13/5/2014)

Notre collègue Pedro Caballero, géographe spécialiste de démographie de l’université de Valladolid (Espagne) et qui participe à nos voyages depuis Česká Republika / Freistaat Sachsen 2011, nous a préparé de nombreux documents démographiques (cartes et graphiques).  Vous les trouverez sur cette page spécialement créée à l’occasion. Un lien restera en tête de cette page. Certains des ces documents vous seront distribués sur le terrain, en liaison avec ses interventions, mais pas tous. Le téléchargement et la consultation, avant le départ, de ces documents qui ont demandé beaucoup de travail sont donc vivement conseillés !

Copenhague, paradis urbain ? (10/5/2014)

Un reportage dithyrambique (un peu trop) sur la capitale danoise, son urbanisme, son architecture et ses transports doux… avec cependant plein d’informations intéressantes et de superbes vues sur la ville (on voit plusieurs fois l’AJ où nous serons, en arrière-plan du reportage sur la piscine).

http://www.youtube.com/watch?v=9q1qyvqjZNE

Éléments de culture danoise ou Petite rubrique totalement partiale, n°1 (9/5/2014)

BORGEN (série TV)

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Borgen est une série de 3 saisons de 10 épisodes chacune, diffusée entre 2010 et 2013 et qui raconte l’arrivée au poste de Première ministre du Danemark de Brigitte Nyborg Christensen (jouée par Sidse Babett Knudsen) et son exercice du pouvoir ; pouvoir qui n’est pas sans influencer sa vie personnelle.

On suit donc le destin de la première femme Première ministre du Royaume du Danemark et, parallèlement, le destin d’une journaliste politique qui travaille dans son sillage (Katrine Fønsmark, jouée par Brigitte Hjort Sørensen). Le lien entre les deux personnages est fait par Kasper Juul  (joué par Pilou Asbæk), spin doctor (conseiller spécial), de la Première ministre et un des acteurs danois les plus en vue aujourd’hui.

La série tient son nom du palais de Christianborg (que nous verrons), abrégé en Borgen (pouvant être traduit par « le Château ») par les Danois. Cet édifice regroupe tout le pouvoir politique danois (Parlement – Folketing, bureaux du Premier ministre, ministères) en plein cœur de Copenhague.

Outre une écriture extrêmement précise et rythmée (bref, on ne s’ennuie pas une seconde malgré le thème politique peu vendeur) qui est parfois comparée à « House of cards » ; outre le caractère extrêmement attachant des personnages principaux (notamment l’héroïne principale) et secondaires ; outre la passionnante étude des rapports entre journalisme et politique, Borgen est surtout pour moi une excellente peinture du Danemark d’aujourd’hui.

On y retrouve en effet, et entre-autres, de nombreuses références :
– à l’histoire du pays (le traumatisme de la perte du Slesvig-Holstein) ;
– à sa place dans le monde d’aujourd’hui (la participation de l’armée danoise aux opérations en Afghanistan) ;
– à sa géopolitique interne (le rapport avec le Groenland ; le complexe d’infériorité des Jutlandais ; le poids de Copenhague) ;
– à son urbanisme « design » (de nombreuses scènes sont tournées à Ørestad et sur le front d’eau réhabilité de Copenhague, deux endroits que nous verrons);
– à ses campagnes très anthropisées et proprettes (plusieurs épisodes s’y déroulent, en lien avec le poids de l’agriculture dans l’économie – et donc la politique – danoise) ;
– à la place des immigrés dans la société danoise (plusieurs ministres sont d’origine immigrée) ;
– à sa société parfois un peu pesante et « coincée » ;
– ou encore à l’omniprésence de vélos à Copenhague (vous en subirez la loi !).

Cover-Borgen-saison-2

La série a tellement marqué le pays que beaucoup de Danois pensent que Helle Thorning Schmitt, l’actuelle Première Ministre du Danemark, doit une bonne partie de sa victoire au succès de Borgen ! Néanmoins et malgré son succès international, la série ne compte « que » trois saisons car la TV DR1, qui la produit, n’a pas souhaité sacrifier la qualité à la quantité.

Bref c’est une série géniale à voir avant ou après le voyage ! Elle a été diffusée en France sur Arte et doit pouvoir être trouvée en VOD.

Voici le résumé de la saison 1 : http://www.youtube.com/watch?v=6X67wh-NDFU

 

J-30 (30/04/2014)

A un mois du départ, l’auberge de jeunesse de Copenhague (la plus grande d’Europe avec plus de 1000 places) et les minibus à l’aéroport de Copenhague-Kastrup, nous attendent !

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Cours de préparation au voyage (22/01/2014)

Cette année et pour la première fois, il y aura un cours de préparation au voyage, à raison d’un heure par semaine. Il concerne TOUS les L2, même ceux qui ne partent pas et les L3 et L1 inscrits au voyage peuvent évidemment y participer (on a fait attention qu’il n’y ait pas de chevauchement).
Il y aura plusieurs intervenants qui présenteront les thèmes abordés lors du voyage. Je vous donnerai un programmé précis lors de la première séance qui n’aura pas lieu la semaine prochaine de rentrée mais le 4 février.
cette séance aura lieu le mardi de 16 à 17 (salle 358) et parfois d’autres jours (en raison de l’emploi du temps des collègues qui ne sont pas toujours libres au moment de la séance du mardi 16-17).

Second versement (18/12/2013)

Les réservations des auberges, du vol et des minibus sont faites. Il nous fout donc récupérer le reste du paiement et vous trouverez donc plus d’informations à ce propos dans vos boîtes mails.

Premier versement (21/10/2013)

La liste des inscrits et la liste d’attente sont désormais fixées. Plus d’informations dans vos boîtes mails quant aux modalités du premier paiement.

Nouvelles (16/10/2013)

Nous vous avions promis des nouvelles le 15 octobre, mais étant particulièrement débordés cette semaine, il vous faudra encore attendre quelques jours pour recevoir par mail votre confirmation d’inscription (aucun problème pour les L2, mais une liste d’attente pour les derniers inscrits des L3 et L1) avec les instructions pour le paiement.

à bientôt par mail donc !

Dates et inscriptions (1/10/2013)

Les dates ont été fixées : le voyage aura lieu du 30 mai au 4 juin 2014. Le départ sera très matinal et le retour en soirée (comme pour Portugal 2013) pour bénéficier d’une journée de travail quasi pleine les 30 mai et 4 juin.

Les pré-inscriptions sont ouvertes par mail (simon.edelblutte@univ-lorraine.fr) ou de-visu (bureau A354). L’inscription sera confirmée par le paiement d’un premier versement de 200€ à la date limite du 30 octobre. Nous vous rappelons que nous faisons tout pour ne pas dépasser 400€. Le deuxième versement devrait intervenir en décembre ou janvier et sera ajusté en fonction des devis des auberges de jeunesse et des agences de location de minibus.

La priorité est aux L2 de géographie, mais les L3, les L1 et les M1 & 2 peuvent aussi s’inscrire, ainsi que les historiens intéressés ; ils seront alors placés sur une liste d’attente en fonction de leur ordre d’inscription.

Repérage 4 (12/9/2013)

Pour clore la série « repérage », Copenhague !

Le second concours a été également brillamment conclu ! Félicitations. Sans entrer dans les détails (il faudra venir sur le terrain !), le texte fait allusion, de façon poétique, au destin du Slesvig (Schleswig en allemand), province disputée entre le Danemark et l’Allemagne.

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Christiania

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Un peu de France à Copenhague !

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Un peu de Lorraine au Danemark (discrètement…)

Repérage 3 (11/9/2013)

En direct de Copenhague, trois nouveaux « détails » avant d’aborder la capitale… Le concours de la pierre est déjà terminé et félicitations au vainqueur !

Voici le texte ; un second petit cadeau à celui ou celle qui en explique le sens

« 1864 – 1920

La porte était verrouillée
Le pouvoir était vacant
Les coeurs se languissaient
L’espoir flamboyait
Dieu les a conduit
La foi était ferme
Le miracle est arrivé
La chaîne a été brisée ».

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Repérage 2 (10/9/2013)

En direct d’Odense, trois « détails » vus en repérage (un petit cadeau au premier ou à la première qui traduira l’inscription sur la pierre)

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Repérage 1 (9/9/2013)

En direct de Højby, deux photos (sans légende) du repérage en cours

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Affiche (12/7/2013)

Danemark 2014 affiche

Egalement dans votre couloir préféré…

Annonce (10/7/2013)

Le département de géographie organise au second semestre 2013-2014 son traditionnel voyage d’études. Ce séjour d’une semaine sera l’occasion d’approfondir et d’appliquer sur le terrain les connaissances acquises au cours de votre cursus. Les étudiants de L2 (2013-2014) valoriseront ce voyage par un poster réalisé au cours de la L3 (2014-2015).

Cette année, la destination retenue est le Danemark, avec une petite incursion en Scanie (Suède). Nous irons jusqu’à Copenhague en avion, puis nous effectuerons sur place un circuit en minibus. Nous estimons un budget d’environ 400 euros (à verser en 2 ou 3 fois). Il est impossible de préciser davantage cette somme qui dépend en grande partie du prix de l’avion. Afin de bénéficier des meilleurs tarifs, nous demanderons un premier paiement tôt au début du semestre (fin septembre-début octobre) pour pouvoir réserver rapidement les vols. Si toutefois le budget total devait dépasser 450 euros, nous vous proposerons une autre destination.

Contrairement à « Portugal 2013 » mais comme « Euskal Herria 2012 », le voyage aura lieu après les cours, vraisemblablement fin mai / début juin, à la fois pour des raisons climatiques, de durée du jour et de nouvelle maquette.

L’affiche très bientôt et plus d’informations dès la rentrée !

Bonnes vacances à tous.

Michel Deshaies & Simon Edelblutte, organisateurs