Sorties pédagogiques

Journée terrain PLUi/Carrière Saulx et Perthois – M1 – 01/12/17

Organisation : Manuel Isnardon, Kamila Bensaadi

Présentation du PLUi Saulx et Perthois

Visite de la commune de Cousances-les-Forges – Patrimoine industriel –

Visite de la carrière de calcaire de Savonnières-en-Perthois – exploitation du calcaire – Karst –

Remerciements : Francis THIRION, Maire de Cousances-les-forges, Stéphane MARTIN, Président de la Communauté de Communes des Portes de Meuse, Dimitri THIRION, référent territorial, Michel GERARD, spéléologue, Roger ROTIGNI, membre des amis de la Pierre

 

Sortie industrie L2 Géographie (2017)

Sortie dans la vallée de la Fensch et à Flévy (rive droite de la Moselle).

Organisation : S. Edelblutte, M. Picon

Photographies : Simon Edelblutte, Michaël Picon, Léna Faury

M. Picon

Sortie M1 PPE (2016-2017)

« Le renouvellement urbain d’un front d’eau industriel », M1 PPE (2016-2017) : sortie sur le terrain dans le quartier Rives de Meurthe à Nancy (mars 2017) dans le cadre du TD « terrain et études de cas ». Organisation : J. Gingembre, M. Picon (d’après un travail de S. Edelblutte).

Sortie L3 Projet tuteurés  » karst et aménagement  » dans la région du Barrois – 10 au 12 janvier 2017

 Organisée et animée par Kamila Bensaadi

Le stage de terrain a pour but de présenter aux étudiants de L3 le lien entre l’aléa et l’enjeu dans le cadre du risque karstique (effondrement et affaissement).

Le terrain s’est fait sur la région du Barrois, plus précisément dans la forêt de Trois-Fontaines, (communes de Beurey-sur-Saulx et Robert-Espagne – 55), bien connue pour ses divers phénomènes et formes karstiques (dolines, pertes, gouffres, grottes, réseaux souterrains, etc.).

Les communes comme Combles-en-Barrois (55) et Ancerville (55), permettent d’appliquer la notion de risque en zones urbanisées, et d’avancer sur la problématique de l’aménagement du territoire en zones à risque.

Ces photographies illustrent bien l’impact du karst en centre ville, ici, l’ancienne boulangerie de la commune d’Ancerville qui a subi en 2013 un effondrement de sa cave de près de 3m de profondeur et 4,5 de large. Le phénomène étant évolutif, sans travaux, sa taille aurait pu excéder la dizaine de mètres de large en affectant la route et les maison autour.

 

Sortie L2 U304A « Paysages et territoires de l’industrie » à Thaon-les-Vosges (10 décembre 2009)

Organisée et animée par Simon Edelblutte

La sortie du 10 décembre 2009 a pour but de montrer aux étudiants de L2 parcours aménagement la genèse et l’évolution d’une ville-usine emblématique textile vosgienne.
Développée autour de la BTT (Blanchisserie et Teinturerie de Thaon), Thaon-les-Vosges est longtemps restée une ville-usine particulièrement complète comprenant cités ouvrières de générations diverses, bâtiments économiques et sociaux très variés, dont l’impressionnante Rotonde, aujourd’hui inscrite à l’ISMH.
Avec le déclin, puis l’effondrement de la BTT des années 1980 à 2000, la commune, profitant de la périurbanisation spinalienne et de sa bonne situation sur l’axe Nancy-Epinal, mène une reconversion portée par la réussite de sa ZI-ZA « Inova 3000 ». Cependant, les traces de l’ancienne industrie textile sont toujours très présentes, par les éléments annexes du géosystème toujours présents, mais aussi par la friche de le BTT, devenue un impressionnant patchwork d’activités, de résidences et de friches nues ou bâties.

Les photos sont d’Antoine Perrin, étudiant thaonnais de M1. Merci à lui

L’itinéraire

Le centre de la ZA des Aviots

Installée sur les friches de l’ancienne Blanchisserie et Teinturerie de Thaon (BTT), la ZA des Aviots, par sa mixité peu cohérente (résidences, activités tertiaires, industrielles, friches nues ou bâties, etc.) est un bon exemple d’un reconversion mal menée ayant mené à un patchwork aujourd’hui très difficilement gérable.

Un témoin de la splendeur de la BTT (1872-2003) qui a employé jusqu’à 3000 personnes

Le contraste entre l’activité et la friche sur la ZA des Aviots

L’entreprise de blanchisserie industrielle Anett a récupéré une aprtie des locaux de l’ancienne BTT et gare ses camoins sur d’anciennes friches transformées en parking. Au fond, par contre, un des anciens bâtiments de la BTT est totalement abandonné et dégradé.

Un détail de la friche de la BTT

Encore debout mais dans un état déplorable, cet original bâtiment à étages et aux larges ouvertures est surmonté de sheds.

La statue d’Armand Lederlin devant la crèche

Prototype parfait du patron paternaliste, Armand Lederlin était à la fois le fondateur et le patron de l’usine, le maire de la ville-usine et le conseiller général du canton. Très concerné par le sort de ses ouvriers, il a fait équiper la ville-usine de multiples services économiques et sociaux, dont la fameuse Rotonde.

Le groupe devant la fresque Lederlin du centre-ville
 
Au centre-ville, ancien noyau villageois dont il ne reste presque plus rien, une fresque rappelant le passé industriel de l’ancienne ville-usine a été peinte sur un pignon. On y retrouve, sur fond de forêt vosgienne, la BTT, Armand Lederlin et la Rotonde.

Les cités de la Corvée, premières cités ouvrières construites par la BTT

Bâties entre 1872 et 1874, les petites cités de la Corvée sont les premières de Thaon-les-Vosges. Revendues depuis le déclin de la BTT, elles évoluent vers une personnalisation assez forte, par une différenciation affectant les façades, les ouvertures, les entourages…

Le groupe devant l’ancienne filature Germain-Willig reconvertie en supermarché

La filature Germain-Willig, fermée dans les années 1960 a été transformée en supermarché dans les années 1980. Le seul élément rappelant son origine industrielle sont les sheds bardés de métal et qui disparaissent sous l’enseigne.

La Rotonde, fleuron du patrimoine industriel vosgien

Le fleuron de l’équipement social de la commune de Thaon par la BTT des Lederlin est sans aucun conteste la Rotonde, qui doit son nom à la coupole qui la couronne. Ce foyer social à l’architecture originale est terminé dans les années 1920 et abrite, outre les nombreuses sociétés sportives et musicales créées par la direction, une salle de spectacle, un gymnase, une piscine, une salle des fêtes… Il constitue aujourd’hui, alors qu’il conserve à peu près les mêmes fonctions, un des éléments phare du patrimoine thaonnais et est inscrit à l’ISMH.

M2 U901, Atelier Developpement Durable, « L’exploitation des alluvions, entre prédation et protection », Gripport (54) – Socourt (88) (26/10/09)

Organisé et animé par Simon Edelblutte

Dans le cadre de l’U901 en M2, cet « atelier développement durable » organisé par Simon Edelblutte avait pour objectif de montrer :
– comment le milieu naturel peut être modifié par l’Homme sous la pression de l’urbanisation et de la croissance économique, sans préoccupation de développement à long terme ;
– puis, comment cette modification est porteuse de nouvelles contraintes dites naturelles qui se font jour seulement après plusieurs années d’exploitation, montrant que le développement économique initié là n’est pas durable et s’inscrit dans une logique prédatrice ;
– enfin, comment ces impacts ont fait réagir la société qui doit mettre en œuvre une logique protectrice, dans le but d’assurer la durabilité des ressources (environnementale, hydrique, etc.). Cette logique a cependant été plus ou moins mise en avant en fonction du département (Vosges ou Meurthe-et-Moselle), introduisant une variable géopolitique dans la notion de développement durable.

Vous trouverez ci-dessous quelques documents retraçant cette sortie (les photos et la vidéo sont de Xavier Rochel, merci à lui) :

Une toute petite vidéo ici

itinéraire ADD

réalisation Simon Edelblutte sur fond Google Earth

 L’itinéraire

sortie simon gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, l’occupation ancienne du mit majeur. Sur l’ancienne digue et l’ancien canal de l’irrigateur Quintard, des explications sur l’occupation ancienne du lit majeur.

moselle gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, la dynamique fluviale. La Moselle attaque la rive concave couverte de renouée du Japon et mobilise les alluvions qu’elle redéposera un peu plus loin. Au premier plan, un atterrissement ou banc de gravier. Au fond, la saulaie haute, forêt classique des fonds de vallées lorrains.

morte

photo Xavier Rochel

Gripport, le milieu « naturel » lié à la dynamique fluviale. Une morte ou reculée : annexe hydraulique de la rivière, elle en est séparée par un banc de graviers. Milieu fragile, elle est offre une grande diveristé floristique et faunistique et est un lieu de frai apprécié par la faune piscicole.

gravière Gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, au bord d’une ancienne gravière peu réaménagée. Les gravières abandonnées avant 1979 étaient très sommairement réaménagées. Elles ont rapidement évolué, en raison du passage de la rivière dans l’étang lors des crues, vers des milieux assez fermés et finalement assez bien intégrés au paysage local.

sous renouée japon

photo Xavier Rochel

Gripport, un massif de renouée du Japon. Plante asiatique, la renouée du Japon a été introduite en Europe au XIXe siècle. Au cours du XXe siècle, elle a colonisé nombre de bords de cours d’eau, devenant une des plantes invasives les plus dangereuses. Elle étouffe ses concurrentes, ne connaît pas de prédateurs et réduit la biodiveristé de son milieu d’accueil. Il est actuellement encore impossible de l’éradiquer.

gabions

photo Xavier Rochel

Gripport, gabions en bord de Moselle. Installé là à la fin des années 1990, les gabions, cages de grillage remplies d’alluvions, permettent de fixer une digue séparant rivière et étang issu de gravière sans perturber la circulation de la nappe comme les enrochements massifs. Déchaussés lors des crues, ils sont néanmoins insuffisants pour contenir complètement les crues les plus violentes.

épi

photo Xavier Rochel

Gripport, épis dans la Moselle. Deux épis, dépôts de rochers massifs obliques par rapport au courant, ont été installés dans le cours de la rivière, à proximité de la berge renforcée par les gabions. Ils détournent une partie du courant de la digue fragilisée.

sentier de castors

photo Xavier Rochel

Socourt, sentier de castors. Le castor, réintroduit dans la vallée de la Moselle en 1983, prospère depuis, atteignant une quarantaine d’individus en 1992. Il apprécie les anciennes gravières et y construit son habitat car le niveau d’eau y reste plus constant que celui de la Moselle, dans laquelle il va se nourrir. Il marque ainsi les digues séparant étangs et Moselle de ces sentiers rectilignes.

anti cormorans

photo Xavier Rochel

Socourt, dispositif anti-cormorans sur un étang issu de gravière. Les anciennes gravières sont la plupart du temps réaménagées en étangs de pêche. Cependant, leurs berges abrupts et leurs contours rectilignes n’en font pas des lieux de frai apprécié des poissons. Ainsi les pêcheurs doivent-ils fréquemment aleviner ces étangs pour y maintenir une population piscicole stable. Ils doivent également faire face aux prédateurs, comme les cormorans qui voient dans ces gravières alevinées des gardes mangers bien pratiques. Les bandes plastiques pendues au-dessus de cet étang sont donc destinées à en éloigner les cormorans.

Journée terrain PLUi/Carrière Saulx et Perthois

Présentation du PLUi Saulx et Perthois

Visite de la commune de Cousances-les-Forges – Patrimoine industriel –

Visite de la carrière de calcaire de Savonnières-en-Perthois – exploitation du calcaire – Karst –

Organisation : Manuel Isnardon, Kamila Bensaadi

Remerciements :

Francis THIRION, Maire de Cousances-les-forges,Stéphane MARTIN, Président de la Communauté de Communes des Portes de Meuse

Dimitri THIRION
Michel GERARD, spéléologue
Roger ROTIGNI, membre des amis de la Pierre

Sortie industrie L2 Géographie (2017)

Sortie dans la vallée de la Fensch et à Flévy (rive droite de la Moselle).

Organisation : S. Edelblutte, M. Picon

Photographies : Simon Edelblutte, Michaël Picon, Léna Faury

M. Picon

Sortie M1 PPE (2016-2017)

« Le renouvellement urbain d’un front d’eau industriel », M1 PPE (2016-2017) : sortie sur le terrain dans le quartier Rives de Meurthe à Nancy (mars 2017) dans le cadre du TD « terrain et études de cas ». Organisation : J. Gingembre, M. Picon (d’après un travail de S. Edelblutte).

Sortie L3 Projet tuteurés  » karst et aménagement  » dans la région du Barrois – 10 au 12 janvier 2017

 Organisée et animée par Kamila Bensaadi

Le stage de terrain a pour but de présenter aux étudiants de L3 le lien entre l’aléa et l’enjeu dans le cadre du risque karstique (effondrement et affaissement).

Le terrain s’est fait sur la région du Barrois, plus précisément dans la forêt de Trois-Fontaines, (communes de Beurey-sur-Saulx et Robert-Espagne – 55), bien connue pour ses divers phénomènes et formes karstiques (dolines, pertes, gouffres, grottes, réseaux souterrains, etc.).

Les communes comme Combles-en-Barrois (55) et Ancerville (55), permettent d’appliquer la notion de risque en zones urbanisées, et d’avancer sur la problématique de l’aménagement du territoire en zones à risque.

Ces photographies illustrent bien l’impact du karst en centre ville, ici, l’ancienne boulangerie de la commune d’Ancerville qui a subi en 2013 un effondrement de sa cave de près de 3m de profondeur et 4,5 de large. Le phénomène étant évolutif, sans travaux, sa taille aurait pu excéder la dizaine de mètres de large en affectant la route et les maison autour.

 

Sortie L2 U304A « Paysages et territoires de l’industrie » à Thaon-les-Vosges (10 décembre 2009)

Organisée et animée par Simon Edelblutte

La sortie du 10 décembre 2009 a pour but de montrer aux étudiants de L2 parcours aménagement la genèse et l’évolution d’une ville-usine emblématique textile vosgienne.
Développée autour de la BTT (Blanchisserie et Teinturerie de Thaon), Thaon-les-Vosges est longtemps restée une ville-usine particulièrement complète comprenant cités ouvrières de générations diverses, bâtiments économiques et sociaux très variés, dont l’impressionnante Rotonde, aujourd’hui inscrite à l’ISMH.
Avec le déclin, puis l’effondrement de la BTT des années 1980 à 2000, la commune, profitant de la périurbanisation spinalienne et de sa bonne situation sur l’axe Nancy-Epinal, mène une reconversion portée par la réussite de sa ZI-ZA « Inova 3000 ». Cependant, les traces de l’ancienne industrie textile sont toujours très présentes, par les éléments annexes du géosystème toujours présents, mais aussi par la friche de le BTT, devenue un impressionnant patchwork d’activités, de résidences et de friches nues ou bâties.

Les photos sont d’Antoine Perrin, étudiant thaonnais de M1. Merci à lui

L’itinéraire

Le centre de la ZA des Aviots

Installée sur les friches de l’ancienne Blanchisserie et Teinturerie de Thaon (BTT), la ZA des Aviots, par sa mixité peu cohérente (résidences, activités tertiaires, industrielles, friches nues ou bâties, etc.) est un bon exemple d’un reconversion mal menée ayant mené à un patchwork aujourd’hui très difficilement gérable.

Un témoin de la splendeur de la BTT (1872-2003) qui a employé jusqu’à 3000 personnes

Le contraste entre l’activité et la friche sur la ZA des Aviots

L’entreprise de blanchisserie industrielle Anett a récupéré une aprtie des locaux de l’ancienne BTT et gare ses camoins sur d’anciennes friches transformées en parking. Au fond, par contre, un des anciens bâtiments de la BTT est totalement abandonné et dégradé.

Un détail de la friche de la BTT

Encore debout mais dans un état déplorable, cet original bâtiment à étages et aux larges ouvertures est surmonté de sheds.

La statue d’Armand Lederlin devant la crèche

Prototype parfait du patron paternaliste, Armand Lederlin était à la fois le fondateur et le patron de l’usine, le maire de la ville-usine et le conseiller général du canton. Très concerné par le sort de ses ouvriers, il a fait équiper la ville-usine de multiples services économiques et sociaux, dont la fameuse Rotonde.

Le groupe devant la fresque Lederlin du centre-ville
 
Au centre-ville, ancien noyau villageois dont il ne reste presque plus rien, une fresque rappelant le passé industriel de l’ancienne ville-usine a été peinte sur un pignon. On y retrouve, sur fond de forêt vosgienne, la BTT, Armand Lederlin et la Rotonde.

Les cités de la Corvée, premières cités ouvrières construites par la BTT

Bâties entre 1872 et 1874, les petites cités de la Corvée sont les premières de Thaon-les-Vosges. Revendues depuis le déclin de la BTT, elles évoluent vers une personnalisation assez forte, par une différenciation affectant les façades, les ouvertures, les entourages…

Le groupe devant l’ancienne filature Germain-Willig reconvertie en supermarché

La filature Germain-Willig, fermée dans les années 1960 a été transformée en supermarché dans les années 1980. Le seul élément rappelant son origine industrielle sont les sheds bardés de métal et qui disparaissent sous l’enseigne.

La Rotonde, fleuron du patrimoine industriel vosgien

Le fleuron de l’équipement social de la commune de Thaon par la BTT des Lederlin est sans aucun conteste la Rotonde, qui doit son nom à la coupole qui la couronne. Ce foyer social à l’architecture originale est terminé dans les années 1920 et abrite, outre les nombreuses sociétés sportives et musicales créées par la direction, une salle de spectacle, un gymnase, une piscine, une salle des fêtes… Il constitue aujourd’hui, alors qu’il conserve à peu près les mêmes fonctions, un des éléments phare du patrimoine thaonnais et est inscrit à l’ISMH.

M2 U901, Atelier Developpement Durable, « L’exploitation des alluvions, entre prédation et protection », Gripport (54) – Socourt (88) (26/10/09)

Organisé et animé par Simon Edelblutte

Dans le cadre de l’U901 en M2, cet « atelier développement durable » organisé par Simon Edelblutte avait pour objectif de montrer :
– comment le milieu naturel peut être modifié par l’Homme sous la pression de l’urbanisation et de la croissance économique, sans préoccupation de développement à long terme ;
– puis, comment cette modification est porteuse de nouvelles contraintes dites naturelles qui se font jour seulement après plusieurs années d’exploitation, montrant que le développement économique initié là n’est pas durable et s’inscrit dans une logique prédatrice ;
– enfin, comment ces impacts ont fait réagir la société qui doit mettre en œuvre une logique protectrice, dans le but d’assurer la durabilité des ressources (environnementale, hydrique, etc.). Cette logique a cependant été plus ou moins mise en avant en fonction du département (Vosges ou Meurthe-et-Moselle), introduisant une variable géopolitique dans la notion de développement durable.

Vous trouverez ci-dessous quelques documents retraçant cette sortie (les photos et la vidéo sont de Xavier Rochel, merci à lui) :

Une toute petite vidéo ici

itinéraire ADD

réalisation Simon Edelblutte sur fond Google Earth

 L’itinéraire

sortie simon gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, l’occupation ancienne du mit majeur. Sur l’ancienne digue et l’ancien canal de l’irrigateur Quintard, des explications sur l’occupation ancienne du lit majeur.

moselle gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, la dynamique fluviale. La Moselle attaque la rive concave couverte de renouée du Japon et mobilise les alluvions qu’elle redéposera un peu plus loin. Au premier plan, un atterrissement ou banc de gravier. Au fond, la saulaie haute, forêt classique des fonds de vallées lorrains.

morte

photo Xavier Rochel

Gripport, le milieu « naturel » lié à la dynamique fluviale. Une morte ou reculée : annexe hydraulique de la rivière, elle en est séparée par un banc de graviers. Milieu fragile, elle est offre une grande diveristé floristique et faunistique et est un lieu de frai apprécié par la faune piscicole.

gravière Gripport

photo Xavier Rochel

Gripport, au bord d’une ancienne gravière peu réaménagée. Les gravières abandonnées avant 1979 étaient très sommairement réaménagées. Elles ont rapidement évolué, en raison du passage de la rivière dans l’étang lors des crues, vers des milieux assez fermés et finalement assez bien intégrés au paysage local.

sous renouée japon

photo Xavier Rochel

Gripport, un massif de renouée du Japon. Plante asiatique, la renouée du Japon a été introduite en Europe au XIXe siècle. Au cours du XXe siècle, elle a colonisé nombre de bords de cours d’eau, devenant une des plantes invasives les plus dangereuses. Elle étouffe ses concurrentes, ne connaît pas de prédateurs et réduit la biodiveristé de son milieu d’accueil. Il est actuellement encore impossible de l’éradiquer.

gabions

photo Xavier Rochel

Gripport, gabions en bord de Moselle. Installé là à la fin des années 1990, les gabions, cages de grillage remplies d’alluvions, permettent de fixer une digue séparant rivière et étang issu de gravière sans perturber la circulation de la nappe comme les enrochements massifs. Déchaussés lors des crues, ils sont néanmoins insuffisants pour contenir complètement les crues les plus violentes.

épi

photo Xavier Rochel

Gripport, épis dans la Moselle. Deux épis, dépôts de rochers massifs obliques par rapport au courant, ont été installés dans le cours de la rivière, à proximité de la berge renforcée par les gabions. Ils détournent une partie du courant de la digue fragilisée.

sentier de castors

photo Xavier Rochel

Socourt, sentier de castors. Le castor, réintroduit dans la vallée de la Moselle en 1983, prospère depuis, atteignant une quarantaine d’individus en 1992. Il apprécie les anciennes gravières et y construit son habitat car le niveau d’eau y reste plus constant que celui de la Moselle, dans laquelle il va se nourrir. Il marque ainsi les digues séparant étangs et Moselle de ces sentiers rectilignes.

anti cormorans

photo Xavier Rochel

Socourt, dispositif anti-cormorans sur un étang issu de gravière. Les anciennes gravières sont la plupart du temps réaménagées en étangs de pêche. Cependant, leurs berges abrupts et leurs contours rectilignes n’en font pas des lieux de frai apprécié des poissons. Ainsi les pêcheurs doivent-ils fréquemment aleviner ces étangs pour y maintenir une population piscicole stable. Ils doivent également faire face aux prédateurs, comme les cormorans qui voient dans ces gravières alevinées des gardes mangers bien pratiques. Les bandes plastiques pendues au-dessus de cet étang sont donc destinées à en éloigner les cormorans.